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12 octobre 2012

«PES 2013» a-t-il droit à une nouvelle chance?

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Opération reconquête. Après un opus 2012 franchement décevant, la série des «PES» avait beaucoup à se faire pardonner. Car la saga de Konami s'est laissée aller depuis son passage aux consoles HD et, au regard de ce qu'elle était au temps de sa splendeur sur PS2, elle n'a rien fait pour s'arranger: gameplay stéréotypé, innovations limitées, orientation arcade, jeu en ligne chaotique… Pour la première fois depuis des années, alors que je suis un amoureux transis de la série, j'avais fini par faire des infidélités au titre de Konami pour trouver mon bonheur dans les bras de «Fifa 12». Du coup, quand ce «PES 13» est sorti, le 20 septembre sur Xbox 360 et PS3, accompagné de toutes ces promesses du genre: «Tu sais, j'ai changé, j'ai vraiment compris mes défauts, je suis prêt à tout pour te reconquérir, etc.» J'ai été plus que sceptique…


Apparences trompeuses



Et les premières minutes de jeu ont renforcé ce sentiment. Passe encore le choix de Cristiano Ronaldo - soit l'un des joueurs les plus insupportables de la planète foot - comme égérie de ce nouvel opus ou l'absence, une nouvelle fois, d'une de ces vidéos de présentation qui me donnaient la chaire de poule à chaque fois que je découvrais un «PES» sur ma PS2.



En revanche, qu'est-il passé par la tête des développeurs de Konami pour nous coller dans les oreilles l'affreux Michel Telo et son insupportable «Ai se eu te pego» dès l'ouverture du menu du jeu? De quoi flinguer définitivement ce premier rendez-vous. Surtout quand on se souvient que «PES 2011» avait, lui, le bon goût de proposer le rafraichissant «Cousins» des Vampire Weekend.



En souvenir du bon vieux temps, je décide de ne pas de suite éteindre ma console et lance, sans grande conviction, un petit match, comme ça, juste histoire de. Et là, surprise, derrière ses vilaines manières pour se présenter, «PES 13» cache des trésors de séduction.



Rien ne sert de courir...



Tout d'abord, merci. Merci à Seabass et son équipe d'avoir enfin compris qu'il fallait ralentir le rythme des matchs. Car disputer des rencontres avec des joueurs qui courent à la vitesse d'Usain Bolt pendant 90 minutes, ça devenait fatiguant. Même si «PES 13» reste encore perfectible dans ce domaine, on s'approche enfin du tempo propre aux matchs de foot avec ses accélérations mais aussi ses temps morts et phases de conservation.



D'ailleurs, il est intéressant de remarquer que dans certaines rencontres importantes, et selon le résultat en cours, le rythme peut s'emballer dans le dernier quart d'heure avec des joueurs qui se jettent à l'attaque mais qui ont du mal à effectuer leur replacement défensif.



Réalisme toujours, au fil des parties, il devient aussi évident que l'intelligence artificielle a été retravaillée pour offrir une meilleure immersion. Vos coéquipiers font enfin des appels efficaces en attaque, les latéraux participent mieux au jeu et le recul défensif ressemble enfin à autre chose qu'à Florent Malouda lors de France-Espagne à l'Euro 2012. 



Du coup, même si elle reste encore perfectible - je rêve un jour de voir un de mes coéquipiers réaliser un appel-contre-appel pour mettre le souk dans la défense -, l'IA est convaincante et m'évite cette année de fracasser ma manette contre le sol comme c'était le cas sur «PES 12» lorsque mes coéquipiers restaient plantés comme des piquets en phase offensive.

Petit bémol toutefois, le marquage défensif sur les corners est parfois incohérent et entraine encore des buts casquettes.



Parole à la défense



Tout ça, c'est bien joli, et suffisant pour un coup d'un soir, mais il en faut plus pour entamer une nouvelle romance. Et ça, «PES 13» l'a bien compris, et a décidé cette année de sortir le grand jeu en retravaillant en profondeur son gameplay pour nous pondre son «PES Full Controle».

Tout d'abord en défense, où les petits gars de chez Konami se sont inspirés de ce qui se fait chez «Fifa» en proposant quatre types d'interventions. Le traditionnel pressing, où vous lutter à l'épaule avec l'adversaire, mais dont l'efficacité a été revue à la baisse. La défense «passive», qui permet de contrôler la course de l'attaquant adverse en effectuant de petits pas à reculons devant lui. L'intervention «musclée», où vous mettez votre pied en opposition pour stopper la course du ballon, ou de l'adversaire, tout en restant debout avec le risque de se faire gommer ou de commettre une faute synonyme de carton jaune en cas de mauvais timing. Et enfin, le bon vieux tacle des familles. De quoi enrichir suffisamment l'expérience de jeu et la rendre plus imersive.

Quelques grammes de finesse dans un monde de buts

Même constat pour le jeu offensif où le gameplay fait preuve d'une finesse inédite. La balle peut être désormais contrôlée de plusieurs façons (amortie, contrôle orienté, coup du sombrero) et de manière beaucoup plus intuitive qu'avant. Même constat pour les dribbles qui misent sur l'efficacité plutôt que sur une abondance de «tricks» que l'on devait enchainer à la façon d'un «Tony Hawk» dans les deux précédents opus. Double contacts, râteaux, petits et grands ponts seront votre pain quotidien même si il est possible de réaliser des gris-gris plus spectaculaires avec certaines stars du ballon ronds.



Enfin, les frappes sont désormais moins monotones qu'avant avec l'ajout de deux nouvelles façons de tirer: la balle placée en finesse de l'intérieur du pied made in Thierry Henry et la frappe flottante peu précise mais puissante telle que peut en décrocher Cristiano Ronaldo. Du coup, on se surprend à tenter des gestes différents aux abords de la surface et les situations de buts gagnent en richesses et, donc, en réalisme.

Dernier point important: il est aussi possible de gérer manuellement la puissance et la destination des passes et des tirs. Un détail qui n'en est pas un car cela permet parfois d'éclairer votre jeu de manière efficace, notamment face à un adversaire humain.

Bref, autant de nouveautés qui vous obligeront à passer par la case entrainement si vous souhaitez profiter pleinement de ce «PES 13».



Licence to kill



En revanche, rien de neuf sous le soleil au niveau des modes de jeu qui sont les mêmes que ceux de l'opus précédent. Coupe, championnat, Football Life, exhibition… les valeurs sures sont là. La Ligue des Masters a en revanche gagné en efficacité en abandonnant le système de progression de joueurs incompréhensible qui régnait dans «PES 12» au profit d'une amélioration des capacités qui s'effectuent grâce à des items que l'on obtient en accumulant des victoires. Dit comme ça, c'est un peu obscure, mais dans les faits, cela se révèle beaucoup plus intéressant qu'avant.



Reste que le jeu manque toujours aussi cruellement de licences officielles, ce qui va pousser les puristes telles que moi à passer des heures à modifier le noms des clubs anglais par exemple ou des stades. Et même si le championnat brésilien vient désormais enrichir la base de données de joueurs disponibles, cette dernière continue de faire pâle figure face à celle de «Fifa».



L'amour du jeu



Au final, après une rupture qui aura duré près d'un an, ce «PES 13» a réussi à raviver ma flamme envers cette saga avec laquelle j'ai partagé ma vie vie depuis plus de dix-sept ans maintenant. Alors certes, le jeu pâtit encore de quelques défauts et reste encore perfectible, mais bon sang que ça fait du bien de retrouver son premier amour.



- Jérôme Comin

Commentaires

moi pareille j'etait vraiment dessu par pes 2012 on avait envi de peter un cable quand on y jouer je meme casser ma manette neuve a acuse de ce pes 2012 les ballon passer devant un joueur il reagissait pas sa m enerver les replacement des defenseur c etait catastrophique cette annnee pour pes 2013 j ai trop hesiter entre fifa et pes mais comme je suis un fan de pes depuis longtemps je me suis dit bon tempi j vais essayer pes et si je suis encore bhe c fini plus des pes par ce ke la plus part des mes amis sont deja passer au fifa car d apres eux c le foot en perfection mais kan j ai essayer pes j ai creeer enfin enfin se ke j attendais les joueur on dirait c les meme en vrai komment ils courent et tout les joueur ce placent bien les passe sava tu loupe po toultan comme ds pes 2012 les defenseur s aligne bien ffranchement pes sava meme si ya encore des inperfection moi je suis assez satisfait meme si pour les commenteur j aurais preferer ceux de 2012 avec dugga c t mieux

Écrit par : john | 13 octobre 2012

il y a toujours cette rivalité entre les deux écoles de Fifa et PES mais perso chaque joueur doit essayer les deux jeux et se faire son avis.

Écrit par : vente batman arkham origins | 22 septembre 2013

Les commentaires sont fermés.

 
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