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12 juillet 2012

«Game of Thrones»: Calme plat au royaume des Sept Couronnes

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Carton international en série télévisée depuis un an, la saga de George R.R. Martin, «Game of Thrones», a débarqué sur les consoles PS3 et Xbox 360, il y a tout juste un mois, le 7 juin, avec sans doute l’espoir de faire aussi bien.


A en croire les studios français Cyanide, qui ont développé ce nouveau RPG (Role Playing Game), l’adaptation a été réalisée indépendamment de la série télé. Elle a d’ailleurs débuté avant même que cette dernière soit tournée. L’idée des auteurs était de reprendre avant tout l’univers créé par George R.R. Martin plutôt que de dévoiler, par le jeu, toutes les intrigues et «spoiler» tous ceux qui n’auraient pas encore lu les bouquins, voire regardé la série, comme cela est mon cas. Ils ont quand même conservé le même générique et, nom d’un sauvageon, il déchire.

 


Nous voici donc plongés sur le continent de Westeros, au sein du royaume des Sept Couronnes, et plus précisément durant le premier livre de la saga. «Game of Thrones» nous propose de jouer en alternance avec deux personnages originaux que l’on aura pris soin de développer selon nos goûts: Mors Westford, guerrier expérimenté et mal commode, et Alester Sarwyck, prêtre rouge sage et placide.

On débute avec ce bon vieux Mors qui patrouille devant le Mur (de glace, géant, qui protège le royaume des envahisseurs) depuis quinze ans au sein de la Garde de Nuit. Et l’on rentre dans le vif du sujet avec la traque d’un déserteur, d’un traître et de sauvageons. Cette mission nous permet de nous familiariser avec bonhomme, son chien et surtout le mode de combat qui s’avère complexe et brouillon.

Un mode de combat d’un autre âge

Cela ressemble à du coup par coup, chacun son tour, avec un mode en ralenti afin de préparer ses attaques. N’espérez pas voir du sang ou quelque espèce de réalisme, les épées martèlent dans le vide et il n’y a guère que les cinématiques finales pour nous faire vibrer un peu la manette. Et si l’on peut parfois contrôler plusieurs autres personnages pendant ces attaques, dont le chien, cela n’arrange rien à l’affaire. Cette confusion est évidemment très décevante dans le sens où ce sont les seuls moments d’action d’un RPG bavard mais aux dialogues riches et réalistes.

C’est dans un environnement nettement plus lumineux qu’évolue l’autre personnage principal, Alester Sarwyck, de sang noble, qui revient à Puysaigues, son village natal, quinze ans après l’avoir quitté, afin d’enterrer son père, mais également «reprendre la gestion du fief», en proie à une révolte populaire, et «rendre honneur à (sa) famille», pas mal disloquée depuis tout ce temps.

Si «Game of Thrones» bénéficie donc d’un univers original et intéressant, on regrette une bien grande linéarité dans le scénario du jeu et dans ses cartes. Même si elles sont parfois importantes, impossible de sortir des sentiers battus. Pire, l’esthétique plate et classique du RPG laisse apparaître la vague impression d’un jeu bâclé, avec des bugs d’un autre âge, tels ces personnages qui passent à travers des portes qui restent bel et bien fermées pour vous. Autant dire que si la série «Game of Thrones» a ses mordus, son jeu vidéo risque d’en laisser un paquet sur leur faim.

--Corentin Chauvel

Un trailer du jeu:

Commentaires

le style peut rebuter certains joueurs mais perso j'adhère !

Écrit par : précommande jeu batman arkham origins | 22 septembre 2013

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