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22 août 2011

Un «Deus Ex: Human Revolution» conçu avec beaucoup d'applications

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Le premier blockbuster de la rentrée ressemble à un smartphone high-tech bourré d’applications. Car «Deus Ex Human Revolution», situé dans un futur proche, se démarque surtout par ses différentes manières de l’aborder. A la fois First Person Shooter, jeu de rôle et d’infiltration, le titre des studios Eidos Montréal plonge le joueur dans l'action et le suspense. Sa durée conséquente, une vingtaine d’heures, permet de passer outre de légères déceptions.


Cet épisode de la franchise «Deus Ex», entamée en 2000, se parcourt sans avoir besoin d’avoir joué aux deux précédents pour comprendre un scénario intéressant à la techno-thriller. En 2027, les multinationales ont pris le contrôle d’un monde que l’usage des biotechnologies a divisé en deux camps. Les uns sont favorables aux avancées cybernétiques, les autres opposés à une «dénaturation» de l’espèce humaine. Adam Jensen, ancien agent du Swat, a été embauché par Sarif Industries. «Modifié» malgré lui après une attaque contre la multinationale, il va mener l’enquête pour découvrir l’origine des ces attentats.
 
Finir le jeu sans carnage ?
 
La réussite majeure du «Deus Ex» tient à son gameplay sophistiqué et généreux, qui permet d’achever de différentes manières quêtes principales et secondaires. En tuant froidement les ennemis, de près ou de loin, grâce à un arsenal d'armes à feu. Ou, pour ne pas avoir de mort sur la conscience, on peut tenter de les éviter, les mettre hors d’état de nuire et dissimuler leur corps (coucou «Metal Gear Solid»!). Attestant de ce challenge, un succès se remporte d’ailleurs en finissant le jeu sans avoir commis un carnage. Pour devenir ce ninja, il faut toutefois développer ses capacités d’invisibilité et de discrétion.
 
Trouver les réponses persuasives
 
Le joueur peut aussi devenir expert hacker grâce à des mini-jeux de piratage, où la stratégie est moins importante que la rapidité. Cette capacité ouvre coffre-forts et portes, met hors d’état les systèmes d’alarmes ou permet de retourner tourelles et robots contre ses ennemis…  Le dernier élément de gameplay, plus «social», intervient lors de dialogues avec des personnages-clé du jeu. Il s’agit de trouver les réponses les plus persuasives, en fonction de la personnalité de son interlocuteur. Mais cet aspect de «Deus Ex» s’avère moins passionnant.

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Où dépenser ses points? Le dilemme...
 
Les capacités du héros cybernétique sont développées grâce à des «points Praxis». On acquiert ces derniers en gagnant des points d’expérience ou en les achetant à la clinique du coin (des crédits sont dispersés partout, sur les corps comme dans le décor).  A chaque fois qu’il faut dépenser ses points, dilemme: agrandir la taille de son inventaire ou détecter sur le radar le cône des visions des adversaires? Impossible de tout débloquer au long du jeu: Adam Jensen a beau être «augmenté», cen’est pas un surhomme.
 
Un monde pas si ouvert
 
Du coup, «Deus Ex Human Revolution» se prête bien à la rejouabilité. Sitôt terminé, on a aussitôt envie de le remettre pour explorer d’autres stratégies. La diversité de ces stratégies repose sur un level design très inspiré, notamment dans la mégalopole chinoise, aux allures de labyrinthe. Même si on a la liberté de s’écarter des missions pour se promener, il ne s’agit pas d’un monde ouvert à la «Fall Out».
Les villes sombres, pleines de détails et animées, inspirés d’un Blade Runner, reflètent une ambiance mordorée, intrigante et high-tech. On peut regretter que la direction artistique n’ait cependant pas pris un tour plus fantaisiste. Parmi les autres petits défauts : les temps de chargement, certains décors tristounes (des couloirs, des bureaux, des couloirs, des bouches d’aération...) et la propension des ennemis de base ou des boss à répéter une phrase en boucle.
 
Tutorial en vidéos
 
Par ailleurs, le début du jeu est irritant, par son incapacité à susciter un rythme ou à offrir de la liberté. Ballotté de personnage en personnage, le joueur ne peut sortir des rails et doit s’infliger un tutorial présenté sous forme de courtes vidéos.  Un agacement prolongé par le passage parfois délicat de la première à la troisième personne, lorsque le personnage se met à couvert. Mais dès que le joueur est livré à lui-même, «Deus Ex: Human Revolution» prend son ampleur et devient une expérience vidéoludique dont on savoure l'ambition et l'univers cohérent de science-fiction.
 
-Joël Métreau
 
«Deus Ex: Human Revolution» sur Xbox 360, PC et PS3. (Sortie le 26 août en Europe)
 

Une vidéo de Square Enix présentant le gameplay:

Commentaires

Un jeu qui promet visuellement, l'histoire semble aussi très originale.

Écrit par : Fred | 04 octobre 2011

Un jeu qui a l'air vraiment bien fait, hate de pouvoir le tester en vrai!

Écrit par : Pneu pas cher | 18 juillet 2012

ce jeu est une tuerie !!il faut y jouer coûte que coûte !!

Écrit par : pré-commander console batman arkham origins | 22 septembre 2013

Hey, cet article est tout simplement génial. Ca part directement dans mes bookmarks.

Écrit par : assurance auto pas cher | 15 septembre 2014

Les commentaires sont fermés.

 
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