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07 février 2011

«Inazuma Eleven»: 50% RPG, 50% football, 100% japonais!

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«Inazuma Eleven» fait partie de ces titres tellement «originaux» (comprendre «japonais») qu’ils finissent souvent par rester coincés au Pays du soleil levant. Ce mélange de RPG et de football pour DS, qui s’annonçait difficile à assimiler par les organismes occidentaux, aurait donc facilement pu rester une curiosité exotique.


Un développeur capé

Mais l’auteur du jeu, le studio Level-5, n’est pas tout à fait un inconnu. A l’origine de la série des «Professeur Layton» (DS) et des très attendus «Ninokuni», réalisés avec les studios Ghibli, sur DS et PS3, c’est le «petit» développeur japonais (200 employés) qui monte. Il multiplie les collaborations prestigieuses, la dernière en date étant un titre annoncé pour la 3DS en partenariat avec Capcom, qui mettra en scène ce bon Pr. Layton avec Phoenix Wright, l’avocat des «Ace Attorney».

Palmarès

«Inazuma Eleven» (le «onze éclair»), ce n’est pas non plus de la troisième division nipponne. La sortie au Japon en 2008 du premier épisode du jeu s’est accompagnée d’un manga à succès et d’un dessin animé (maintenant diffusé en France sur Disney XD). Quant au troisième volet, lancé l’été dernier en pleine Coupe du monde, il approche gentiment le million d’exemplaires vendus rien que dans l’Archipel.

L’histoire entre Level-5 et le ballon rond ne s’arrête d’ailleurs pas là puisque le studio, installé à Fukuoka, dans le sud du Japon, a donné son nom au stade de foot de la ville. Pour un peu, on leur demanderait s’ils ne voudraient pas racheter aussi le Grenoble foot 38 à leurs compatriotes d’Index Corporation.

Mais au fait, et le jeu? Au premier contact, il paraît un tantinet terre à terre: le joueur de RPG, habitué à sauver le monde régulièrement et à embrocher des monstres pour son quatre-heures, se retrouve au début de «Inazuma Eleven» à parcourir l’enceinte de son collège pour compléter son équipe en vue du tournoi de football national. Première mission: déloger ces gros lourds du club de rugby qui squattent le terrain de foot. Mouais.

L’important, c’est de prendre les trois points d’expérience

Arrivent les «combats», c’est-à-dire les matchs de foot, l’un des aspects les plus sympathiques du jeu. A la différence d’un RPG classique, les affrontements se règlent avec deux cages et un ballon de foot, mais finalement sur le même principe: on consomme des points de technique pour réaliser des «attaques» spéciales et, au final, gagner de l’expérience, qui fait progresser les joueurs.

Tacle de la mort, choc du dragon, muraille infinie, volcan circulaire… Ici on est plus près d’«Olive et Tom» que de «Fifa»: les ballons deviennent ovales, prennent feu, les joueurs mordent la poussière et l’arbitre ne siffle que rarement la faute. Même le maniement des joueurs au stylet, qui peut décontenancer au début, finit par sembler un instrument de précision.

Terre de contrastes

A la longue, «Inazuma Eleven» se révèle tout en paradoxes, plus ou moins gênants. L’atmosphère est hyper-japonaise, jusque dans les moindres détails, mais les personnages se nomment Mark, Axel ou Bobby. Et pourquoi ne pas appeler le héros de «Red Dead Redemption» Jean Marsouin? Les doublages en français sont la plupart du temps réussis, mais font parfois penser à une mauvaise pub pour les céréales. Les défis aléatoires qui nous sont lancés lorsqu’on se promène sur la carte, jouissifs au début, finissent par devenir répétitifs avec seulement deux variantes: s’emparer du ballon ou marquer en premier.

Victoires sur tapis vert

Les «vrais» matchs, à onze contre onze, ont une tout autre allure, mais ne présentent pas vraiment de difficulté. Pour peu que l’ont ait passé un peu de temps à «leveler» ses joueurs et à les équiper d’objets spéciaux, toutes les parties peuvent se gagner 4-0, même contre les équipes qui trichent (les matchs à rebondissements sont un autre bon côté du titre).

On peut traverser le jeu sans utiliser le moindre objet de ravitaillement et en «n’achetant» qu’une poignée de joueurs, alors même que l’un des arguments de vente est le millier de candidats potentiels.

Reste que, malgré ces défauts, le charme opère: le jeu, que l’on peut finir tranquillement en une vingtaine d’heures, est ponctué de saynètes bien léchées et de petits rebondissements bienvenus; les personnages, qui bénéficient de leur «exploitation» en dessin animé, ont une certaine profondeur et surtout, Level-5 impose sa patte sur le titre, une réalisation soignée de part en part. Je signe sans hésiter pour la prochaine saison.

- Mathias Cena


Commentaires

Super article, très intéressant

Écrit par : oup | 08 février 2011

Bel article sur ce jeu complètement délirant ! Malheureusement la J-League n'a duré qu'une journée pour le moment début mars et tous les matchs ont été annulés jusqu'au moins fin avril... Je me demande bien comment deux mois de matchs pourront être rattrapés !

Écrit par : football japonais | 24 mars 2011

9906

Écrit par : Chibo | 22 juin 2012

Ce jeu est le nouveau successeur de Captain Tsubasa !!!

Écrit par : réservation jeux GTA 5 | 02 septembre 2013

Les commentaires sont fermés.

 
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